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Les conditions d’un tourisme de découverte réunies à Sokone

Sokone : Sur un espace de plusieurs hectares sur la colline, se dresse le centre éco touristique « le Djinguily ». Il est juste situé à gauche à la sortie de la commune de Sokone vers Toubacouta et à droite pour les usagers qui prennent le chemin inverse.

L’usager de la route ne manque souvent pas d’apercevoir ce réceptif acquis grâce au soutien du Ministère de l’environnement et de la direction des aires marines protégées. Le réceptif ne dispose pour le moment que de 5 cases avec la possibilité d’abriter une dizaine, selon le maire de Sokone. Mais, selon lui, « la réception définitive n’est pas encore effective puisque qu’il reste un peu de travaux dont l’électrification du site qui permettrait aussi de toucher tout le rivage  et de mettre en place également des infrastructures qui pourraient consolider davantage les arrivées et les nuitées. Nous avons également l’ambition de porter à 1O le nombre de chambre pour près deux nuitées par case ce qui pourrait nous rapporter un volume de visiteurs qui va tourner autour d’une vingtaine par semaine. D’ailleurs, ceci pourrait constituer des rentrées de devise pour notre commune ».

Ainsi, la future clientèle sera bien servie puisque dans un souci de sauvegarde de la faune et de la mangrove et surtout de préservation de la zone de nidification, de reproduction qui permet aux oiseaux de l’estuaire de remonter vers l’embouchure mais également certaines espèces de poissons de bande de se développer, des travaux ont été entrepris dans ce sens par les techniciens du Ministère de l’environnement.

Ce qui est vraiment quelque chose d’extraordinaire, a relevé, le maire de Sokone, Abdou Latif Coulibaly. Selon lui, « vous n’imaginez pas le site qu’on a visité, ce qui est produit ici comme argent, ce qui va remonter ici le cours du bras du fleuve pour aller jusqu’à l’océan, pour cela, je suis heureux que notre commune, à travers le centre Eco touristique puisque enclencher un processus, en collaboration avec le ministère de l’environnement, de sauvegarde de l’écosystème. 

Ceci, dans la mesure où le reposoir des oiseaux qui viennent le soir prendre position sur la mangrove était souvent dérangés par des véhicules, calèches et autres. Nous avons stoppé le processus au point que maintenant le visiteur est planté à 500m du reposoir et observe les oiseaux qui arrivent et qui quittent à travers des jumelles à partir d’un mirador. Pour ainsi permettre une observation vraiment tranquille et très visible des oiseaux. Ce, dans les différents coins mais également dans les sites de refuge variés à l’intérieur de la mangrove».

Dimension historique

Par ailleurs, il faut souligner également que cette partie comporte une dimension historique importante. Car, comme nous l’a confié, le maire de Sokone, « il faut savoir que le Djinguily, qui est une sous province du Njafé-Njafé était rattaché au Royaume du Saloum mais à proximité avec du Rip où a régné Maba Diakhou Ba, le premier au Sénégal à engager une guerre sainte avec la bataille mémorable de Pathé Badiane. Une bourgade située à quelques kilomètres de Paoskoto et également il y a le site religieux de Porokhane ».

Donc, pour le maire de Sokone, « envisager un tourisme intégré dans ces territoires du Rip, du Saloum et le Djinguily, en sommes, cette sous-province à laquelle appartenait le terroir de Sokone et le Niombato au Sud pour être sur le fantastique, le circuit serait l’un des meilleurs puisqu’on peut aller à Ngayenne Sabakh et atterrir en territoire Gambien pour visiter les pierres mégalithiques qui signifient beaucoup de choses dans l’histoire et la culture du Djinguily ». 

Tout ceci, ajoute-t-il, « constitue un important abreuvoir pour le tourisme de découverte. Il y a également dans ce sillage, le site de reproduction d’alevins de poissons, des carpes et autres espèces de poissons très importantes qui aussi sur une colline au-dessus de la lagune. C’est pourquoi, nous tenons absolument à ce que ce projet soit achevé dans les meilleurs délais. La seconde phase a été lancée en rapport avec le Pacasen mais avec une belle intervention du Pndl, c’est cela aussi la fonction de ces programmes de l’Etat. Le coût est estimé à 80 millions pour l’achèvement des travaux qui devraient nous permettre d’atteindre une douzaine de cases».

Correspondance Mohamadou SAGNE

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