Entre 3e mandat et succession : Macky Sall perd la tête

A handout photo distributed by the Senegalese Presidential Press Office shows Senegalese President Macky Sall preparing to a televised speech, on February 16, 2016 in Dakar. Sall said on February 16, 2016 the country's top court had rejected his proposal to cut his current presidential term by two years to five. Sall had proposed 15 reforms in all, including limiting presidential terms to two mandates and expanding the powers of the national assembly and the constitutional council. - RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / SENEGAL PRESIDENTIAL PRESS OFFICE" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS / AFP / SENEGAL PRESIDENTIAL PRESS OFFICE / HO / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / SENEGAL PRESIDENTIAL PRESS OFFICE" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS

Au Sénégal, l’adversité est surtout rendue hardie par le sempiternel tollé suscité par l’idée d’un 3e mandat du Chef de l’Etat et sa succession et/ou héritage à la tête du pays. Un dilemme cornélien qui ne laissera probablement pas place au travail gouvernemental qui sied pour sortir les Sénégalais de l’ornière. Le jeu de cache-cache au sein de la majorité devient la règle.
S’il y a quelqu’un qui n’a pas de tête lucide par ces temps qui courent, c’est bien le pouvoir de Macky. Les enjeux sont énormes, les ambitions présidentialistes en son sein rivalisent d’ardeur. L’on prête au Chef de l’Etat l’idée de briguer un 3e mandat. Et les séries de limogeage témoigne de la sensibilité engendrée par 2024.Des proches de Macky ne veulent surtout pas que leur mentor se représente en 2024 afin qu’ils puissent éclore leurs ambitions. D’autres appuient le 3e mandat du Chef de l’Etat sans ciller une seule fois. L’héritage du chef est presque hypothéqué car personne n’ose en parler au sein de la majorité. Et le Chef lui-même entretient un flou indescriptible sur 2024.Personne ne sait rien de l’autre et tout le monde prête à tout le monde des ambitions présidentialistes cachées. On se plait à jouer à cache-cache dans une morosité ambiante. Dans ce climat délétère, personne ne pourrait travailler à sa guise. Pas même le Chef de l’Etat. Son pouvoir n’aurait plus de tête lucide. Presque on ne fait que parler de tout et de rien en direction de 2024.Et groggy !

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here