A l’occasion de la publication de son livre sur le Franc CFA, le professeur-chercheur Cheikh Oumar DIAGNE estime que les préoccupations dans le monde tournent autour de l’économie et de la monnaie,  toutes les guerres ont des fondements économiques et que toutes les relations ont des incidences monétaires. Cependant, selon lui, il demeure urgent de revoir la zone économique de l’UEMOA qui continue à avoir une monnaie coloniale et ce qui accentue le sous-développement.

Par conséquent, il dit qu’il est important de se pencher sur les questions monétaires afin de trouver des issues pour l’autonomisation monétaire africaine.

« Sur le court terme, nous proposons un maintien du Franc CFA, mais mettre en place des monnaies libres, parallèles pour appuyer et obliger la consommation au niveau interne. Donc les SEL (Systèmes d’Échanges Libres) ont été proposés de fond en comble et comment l’État du Sénégal à travers un travail institutionnel, pourrait intervenir et les mettre en œuvre. Il y’a aussi un autre côté qui est populaire et que la banque centrale s’érige en sentinelle et en bouclier contre toute évolution monétaire dans la zone ».

A long terme, il s’agira de sortir du franc CFA car il est inconcevable d’avoir une monnaie qui est antérieure à notre indépendance. Selon toujours le Professeur Cheikh Oumar DIAGNE,  «  le Franc CFA a été créé en 1945, donc il faudrait savoir qu’elle est bien antérieure à l’indépendance. Aussi, notons que la banque centrale aujourd’hui qui est censé veiller à la conduite de la politique monétaire est aussi créée en 1959. Donc toutes les instituions et instruments qui tournent autour du franc CFA sont antérieurs à notre indépendance. Et au sein de ces institutions, il y’a des français qui ont des droits de véto dans l’ensemble des décisions que prendront nos chefs d’État »

Il poursuit toujours en affirmant que nos chefs d’État, ne sont pas encore dans les dispositions de parler des questions cruciales de monnaie dans notre zone. Il juge qu’ils se comportent plus en préfet qu’en chefs d’État. Il faut divorcer de cette pratique colonialiste, impérialiste qui constitue un blocage pour l’indépendance économique Ouest Africaine.

Pour lui donc, ces dirigeants africains doivent prendre en compte les préoccupations urgentes de leurs pays relatifs à cette indépendance monétaire et par conséquent être économiquement libres et autonomes.

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